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  • Recueil des normes de la Zone de Santé.pdf

Éducation

 

La vision de la République Démocratique du Congo pour le secteur de l’éducation est « la construction d’un système éducatif inclusif et de qualité contribuant efficacement au développement national, à la promotion de la paix et d’une citoyenneté démocratique active ». Par rapport à cette vision, trois axes prioritaires sont retenus dans une stratégie d’intervention apte à amener les changements qualitatifs souhaités dans le système éducatif à l’horizon 2025, à savoir : (i) promouvoir un système éducatif plus équitable, au service de la croissance et de l’emploi, avec trois orientations majeures ; (ii) créer les conditions d’un système éducatif de qualité, avec deux orientations principales et (iii) instaurer une gouvernance transparente et efficace, avec deux orientations principales.

La scolarisation primaire universelle est la première des priorités de la stratégie. Les politiques orientées vers l’enseignement primaire universel visent aujourd’hui la réduction des disparités au bénéfice des populations les plus éloignées de l’école. Des mesures classiques d’augmentation des capacités d’accueil seront encore nécessaires au cours de la décennie pour améliorer la qualité de l’accueil tout en réduisant les inégalités constatées. La poursuite de la politique de recensement et de paiement des enseignants ainsi que le paiement des frais de fonctionnement aux bureaux gestionnaires et aux écoles permettront un nouveau progrès en direction de la gratuité de l’enseignement primaire et favoriseront la fréquentation scolaire des populations les plus pauvres. Des mesures de discrimination positives seront prises dans l’allocation des ressources pour combler les retards de certains territoires, populations ou écoles, à l’instar de l’aide à la fréquentation scolaire au profit des populations les plus défavorisées et de la prise en compte de l’éducation inclusive et de l’éducation spécialisée.

En date du 11 octobre 2012, le Ministre de l’EPS signe la Circulaire n˚ MINEPSP/CABMIN/010/2012 relative aux directives sur les normes des constructions scolaires. Ce document officiel met en exergue les standards de qualité répondant aux normes de sécurité et d’hygiène, auxquels tous les établissements scolaires fonctionnels en RDC doivent se conformer. Il s’agit là de la concrétisation de la volonté du Gouvernement congolais de voir s’instaurer un environnement scolaire rassurant et agréable qui prend en compte les contraintes à la fois nationales et locales et qui met en valeur les ressources locales disponibles.

 

 

Marché

 

En République Démocratique du Congo, les marchés occupent une place non négligeable dans les économies locales. Le petit commerce dont dépendent de nombreux ménages modestes, y est exercé, majoritairement par des femmes qui sont tenancières, dans ces lieux, d’activités diverses leur procurant un emploi digne et licite. L’exercice du petit commerce étant subordonné à la détention d’une patente, la taxe annuelle pour la délivrance de la patente, ainsi que les droits de consommation sur les biens produits localement et vendus (bière, alcool, spiritueux, tabac, ciment, farine de froment et sucre), perçus au niveau des marchés, alimentent généreusement les finances des ETD au profit desquelles ils sont mobilisés. Suivant leur importance, les marchés peuvent relever de l’autorité urbaine (marchés urbains), de l’autorité communale (marchés communaux) ou de la chefferie (marchés locaux ruraux).

Les marchés congolais sont, dans leur ensemble, confrontés à des problèmes sérieux d’insalubrité des lieux, d’absence d’hygiène et de tracasseries administratives. En effet, les fruits et légumes, le poisson, la viande et bien d’autres denrées de consommation courante y côtoient des montagnes d’immondices et la crasse ; ils sont vendus parfois à même le sol, sans aucune protection contre des intempéries et des agents pathogènes qui colonisent ces environnements. Quant aux latrines publiques, elles y sont soit totalement absentes, soit insuffisantes et mal tenues. L’eau courante y est aussi parfois non disponible. Les services d’assainissement et d’hygiène y sont défaillants ou tout simplement absents. Dans les marchés, certains agents des services publics locaux s’adonnent à des pratiques tracassières très ostensibles, afin de percevoir indument de petits droits ou taxes, d’amendes ou pénalités auprès des vendeurs. Cette situation contraint beaucoup de petits opérateurs à la clandestinité, à travers des marchés pirates qui opèrent le plus souvent souvent dès la tombée de la nuit. La Société civile se doit donc de porter haut son plaidoyer en faveur de l’assainissement des marchés et de leur fonctionnement régulier.

 

 

Mobilité

 

Le réseau routier de la RDC comprend au total 153.209 km de routes répartis comme suit : 58.509 km de routes d’intérêt général, à charge du Ministère des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction, placés sous la gestion de l’Office des Routes « OR en sigle », dont environ 3.000 km sont revêtus. Il comprend les ouvrages de franchissement suivants : 3.500 ponts de portée de 4 à 750 mètres pour une longueur totale de 68.000 mètres ; 175 bacs (à moteur, à traille et à pirogues) ; 7.400 km de voiries urbaines sous la gestion de l’Office des Voiries et Drainage « OVD en sigle » ; 87.300 km de routes d’intérêt local ou de desserte agricole à charge du Ministère du Développement Rural, sous la gestion de la Direction des Voies de Desserte Agricole « DVDA en sigle ».

Le réseau des routes d’intérêt général se réparti en 3 catégories selon leur importance : 21.140 km des routes nationales (RN) ; 20.124 km des routes provinciales prioritaires (RPP) ; 17.245 km des routes provinciales secondaires (RPS).

Le Ministère des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction a défini un réseau prioritaire de 23.140 km, qui présente les caractéristiques principales ci-contre : (i) il s’articule sur les 3 principaux corridors de transport – Ouest/Nord-Est, Nord/Sud, Ouest/Sud-Est – qui relient les chefs-lieux des Provinces et les principaux centres administratifs ; (ii) il draine à lui seul 91% du trafic routier ; (iii) il fait jonction avec le réseau ferré et fluvial ; (iv) il dessert toutes les zones à fortes potentialités économiques et densité de population ; (v) il comprend les principales voies d’intégration régionale.

De ce réseau prioritaire, il a été extrait un réseau ultra-prioritaire de 15.836 km à rouvrir d’urgence pour contribuer à la réunification et à la relance économique du pays.

 

 

Santé

 

Le Système de Santé de la RDC est inspiré de la Déclaration d’Alma Ata de 1978 basée sur la Stratégie des Soins de Santé Primaires, et de l’Initiative de Bamako de 1987 ayant consacré l’implication des populations dans la gestion du système de santé et dans la participation aux coûts. Dans ce système, l’unité opérationnelle est la Zone de Santé. Ce système de santé forme une pyramide à trois niveaux : Le niveau périphérique ou opérationnel, le niveau intermédiaire et le niveau central.

Le niveau périphérique ou opérationnel est constitué de 515 Zones de Santé (ZS). La Zone de santé est l’unité de base de planification sanitaire et de la mise en œuvre des soins de santé primaires. À ce niveau, les structures sanitaires sont organisées en deux échelons reliés entre eux par un système de référence et de contre référence. Le premier échelon est un réseau de plus ou moins 7 868 Centres de Santé (CS) qui offrent à la population le Paquet Minimum d’Activités (PMA). Le PMA comprend des activités curatives, préventives, promotionnelles et d’appui, dont les tâches sont déléguées à une équipe polyvalente d’infirmiers du Centre de Santé par l’Équipe Cadre de la Zone de Santé (ECZS). Le niveau intermédiaire est constitué de 26 Divisions Provinciales de la Santé et de 65 Bureaux de District de Santé. On trouve aussi à ce niveau 2 Hôpitaux Provinciaux de Référence et les structures provinciales assimilés. Le niveau intermédiaire assure l’appui technique aux ZS avec des fonctions de coordination, de formation, de supervision, de suivi, d’évaluation, d’inspection et de contrôle. Il traduit les normes édictées par le niveau central en directives opérationnelles et veille à leur application. Le niveau central est constitué du Ministre de la Santé appuyé par son cabinet, du Secrétariat Général avec les directions centrales, les programmes de santé et autres services spécialisés. Le niveau central comporte également 57 hôpitaux nationaux, 4 hôpitaux universitaires, 32 hôpitaux spécialisés et les structures assimilées. Ce niveau joue le rôle normatif et de régulation avec des fonctions de coordination et d’orientation stratégique.

En juin 2006, la RDC a fait évoluer sa Politique Sanitaire Nationale à partir d’une nouvelle orientation, définie par la Stratégie de Renforcement du Système de Santé (SRSS). Cette stratégie a recueilli les avis favorables de la plupart des partenaires techniques (coopération bilatérale et multilatérale) du Ministère de la Santé Publique et a, depuis, réussi à fédérer les appuis des principaux bailleurs de fonds de la santé en RDC. Surtout, elle a permis d’élaborer de façon concertée, en s’inspirant d’une vision commune, les programmes destinés à renforcer le système de santé. C’est désormais le fil conducteur qui doit soutenir l’élaboration de tout programme d’appui au secteur de la santé, et inspirer l’évolution des programmes déjà implantés.